5 étapes pour accepter le changement lié au confinement

Accepter le changement
5 étapes pour accepter le changement lié au confinement

par Alla Poédie, Executive Coach et Consultante

« Seul le bébé en couche mouillé aime le changement » dit un proverbe.

La plupart d’entres-nous n’aime pas le changement, car la nouvelle réalité nous inquiète. Passer du refus initial jusqu’à l’acceptation est le propre de la nature humaine. Ce mécanisme est connu sous le nom des 5 étapes de réaction au changement, étudié par la psychologue Élisabeth Kübler-Ross. Elle a identifié la réponse émotionnelle aux 5 étapes clés du changement :

1. Refus

 Au stade initial du déni, les gens ont généralement peur que les changements ne leurs soient que négatifs : «Cela peut être nécessaire pour le pays, pour les autres, mais je n’en ai pas besoin! », « Cela ne va pas m’arriver, donc je ne suis pas concerné.e. »

Le déni se manifeste par le fait que les gens ne font pas ce que leur est recommandé. Ainsi, ils ne respectent pas le confinement, et donc, ne conservent pas de distances de protection, ne portent pas de masques, et vont quotidiennement faire des achats…

2. Colère

A ce stade, il est important de comprendre que la colère n’est pas causée par les changements eux-mêmes, mais par les pertes qu’ils provoquent: «C’est injuste!  Non!  Je ne peux pas l’accepter! Je ne pourrais pas vivre si je ne peux plus … » je vous laisse finir la phrase… 

Au niveau comportemental cela se manifeste par la multiplication de plaintes, colères, accusations, critiques vis-à-vis des autres et de ceux qui gouvernent etc…

En fait, la colère exprimée ouvertement indique le début de l’implication des gens, et c’est plutôt bon signe !  Il est recommandé d’accepter ces propres émotions, de les laisser s’exprimer… mais sans dommages pour les autres !

3. Négociation 

On essaye de reporter l’inévitable, de «conclure un accord» avec la situation ou nous-mêmes pour retarder les changements ou de trouver un moyen de sortir de cette situation:

« Ok, j’accepte, mais … si on me laisse faire mon marché, mon jogging, aller à la campagne, voir mes amis etc …

La négociation est signe que les gens commencent à regarder vers l’avenir.  Ils ne se sont pas encore départis de leurs craintes, mais cherchent déjà de nouvelles possibilités de fonctionnement.

4. Humilité (se plier devant l’inévitable)

Devant la réalité de la situation et l’impossibilité de «négocier» le report du changement, les gens peuvent tomber dans un état d’apathie ; trop d’incertitude quant à l’avenir entraînera un manque d’énergie: «Pourquoi essayer?  Cela ne mènera à rien de bon de toutes façons… »  

Si vous avez une baisse d’humeur, une vison systématiquement négative de la situation, d’apathie « rien à cirer », refusez de communiquer, moins de contacts extérieurs, broyez du noir…c’est que vous êtes dans cette phase.

Et si la personne reste trop longtemps dans cette situation, elle risque de développer une dépression au sens médical du terme…

5. Acceptation

Les gens comprennent que toute résistance est inutile et commencent à faire des projections de la situation : «D’accord, il est temps de s’organiser », « Comment vais-je faire quand mon commerce, restaurant rouvrira ? » « Voudrais-je continuer ma vie avec cette personne ? » L’acceptation intervient après la première période imposée « par la nouvelle vie » et les premiers résultats à court terme.  

Vous pouvez voir les manifestations de cette étape quand vous vous projetez dans l’avenir, êtes prêt.e.s à apprendre de nouvelles choses, vous investir dans la réussite du changement… Vous commencez alors à vous sentir impliqué.e et engagez les autres.

Bien sûr, tout le monde ne passe pas par toutes les étapes. Pire, tout le monde n’arrive pas au stade de l’acceptation. Chaque parcours est très personnel.

Arrêtez-vous sur votre situation, et répondez honnêtement à la question « à quelle étape est-ce que je me trouve ? »

Sachez que pour garder sa santé mentale et continuer à vivre au mieux, il est préférable de passer rapidement par toutes les étapes et d’arriver à la position 5 ( » je m’adapte à ma nouvelle situation ») et de vous projeter dans l’avenir.